Isolation porte de garage : les conseils de pros

Par 14h28 | Guides d'achat et d'installation | 20 janvier 2020

Le garage est bien souvent la dernière pièce de la maison, dans laquelle on pense à investir. Pourtant, sans pousser jusqu’à la décoration, et même sans être un grand bricoleur, il est fort utile d’isoler son garage pour limiter les déperditions de chaleur. C’est d’autant plus vrai, si votre garage est attenant à la maison. La différence de température se ressentira jusque dans les murs mitoyens, et chaque ouverture de porte laissera s’engouffrer une vague d’air frais au sein de votre maison.

 

Comment isoler la porte du garage ? 

C’est au niveau de la porte, que l’air s’infiltre le plus facilement dans le garage. Bien souvent, de nombreux interstices demeurent une fois la porte close. L’air froid s’y engouffre en hiver, envahit le garage et se propage jusque dans les murs mitoyens. Ceux-ci vont alors perdre la chaleur emmagasinée côté habitation, et créer une zone froide par conduction thermique. C’est autant d’énergie perdue, et pendant ce temps vos factures s’alourdissent.

La meilleure solution est de choisir une porte neuve, déjà isolée, avant même la construction ou bien en rénovation. Puis de la poser parfaitement dans l’axe, avec des joints étanches renforcés. Ainsi en hiver comme en été, la température de votre garage restera agréable. Il existe de nombreux modèles de porte de garage sur le marché, mais ceux avec une isolation intégrée sont assez coûteux.

Il n’est pas toujours évident de refaire entièrement son installation, aussi bien techniquement que financièrement. Il est alors possible de se tourner vers des kits d’isolation tout fait, adaptables sur tous les types de portes de garages (basculantes, à sections, enroulables). Moyennant quelques ajustements, ces modules isolants permettent d’isoler la porte garage, facilement et rapidement. L’autre solution consiste à prendre parfaitement les mesures, pour isoler vous-même votre porte de garage, sur mesure.

Si votre porte est en bois, la matière est déjà isolante par nature. Il faudra combler attentivement les jours persistants au niveau du plafond et du sol, puis ajouter si besoin une fine couche thermique. Dans le cas d’une porte métallique ou pvc, qui laisse passer aussi surement le froid que l’excès de chaleur, optez pour un isolant épais et performant.

 

Isolation porte de garage : Comment s’y prendre ?

  • Procédez au nettoyage minutieux de la porte et de ses contours. Eliminez saletés et poussières, pour travailler sur un support propre. Dans le cas contraire, les résidus pourraient gêner l’adhérence des différents adhésifs.
  • Posez des bandes de joints tout autour de la porte pour éliminer les jours. Vérifiez le bon ajustement et l’absence de passage d’air. Une petite technique consiste à passer une bougie allumée, lentement autour de la porte fermée, les variations de flamme vous indiqueront la subsistance d’un courant d’air. Ne vous inquiétez pas, la porte sera au début plus difficile à fermer, c’est normal et nécessaire, les joints neufs sont volumineux, ils vont s’aplatir avec le temps pour atteindre leur volume normal d’utilisation.
  • Prenez attentivement chaque mesure, puis découpez vos feuilles d’isolant.
  • Commencez à poser les adhésifs puis les plaques isolantes, en travaillant toujours du haut vers le bas.
  • Plaquez fermement et passez votre main sur toute la surface de l’isolant, afin que l’ensemble soit bien collé et tienne en place.
  • Créez les découpes nécessaires, au passage des différents mécanismes et poignées. Ajoutez de l’adhésif au plus près de ces axes sensibles pour garantir la bonne tenue de l’isolation.
  • Si des failles subsistent au niveau du bâti, utilisez de la mousse polyuréthane pour colmater l’ensemble des “trous d’air”.

 

Choisir son isolant pour le garage

Que ce soit pour la maison ou pour le garage, pour l’intérieur ou l’extérieur, les gammes d’isolants sont sensiblement les mêmes. Tous ont leur spécificités, et leurs prix. Il n’y a pas de choix idéal, en fonction de votre installation, de vos convictions (en terme d’écologie) mais aussi de votre budget, trouvez le matériau qui répond le plus à vos critères.

  • Isolants synthétiques : polystyrènes expansés, polystyrène extrudé, polyuréthane …
  • Isolants naturels : laine de mouton, plumes de canard, fibre de bois, liège, ouate de cellulose…
  • Isolants minéraux : laine de verre, laine de roche, perlite…

Observez les emballages de chaque isolant, vous y trouverez un certain nombre d’indices, relatifs aux performances du matériau. Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver, voyons donc à quoi ils correspondent :

  • R : c’est la mesure du pouvoir isolant. Plus il est important, meilleure sera l’isolation. La valeur dépend de l’épaisseur, mais aussi du degré de conductivité du matériau (coefficient lambda). En clair, ce dernier correspond à la vitesse à laquelle l’air chaud ou froid de l’extérieur, va réussir à pénétrer la matière, pour influer sur la température intérieure. Plus le coefficient lambda est petit plus l’isolation est efficace.
  • Label de qualité environnementale : Écolabel, NF Environnement ou ACERMI. Si vous êtes soucieux, de l’impact écologique de vos travaux, privilégiez les isolants certifiés, naturels et performants.
  • Indice de résistance à l’humidité : exprimée en “μ“, un indice faible garantit la bonne tenue de l’isolant, malgré un taux d’humidité élevé. Faites y attention si vous habitez une région relativement pluvieuse.
  • Résistance au feu : classé de A à E, le premier échelon assurant une excellente tenue face aux flammes. On a tendance à sous-estimer cet indice, il peut pourtant s’avérer utile dans les régions très arides. Concernant l’isolation d’un garage, qui contient forcément des produits inflammables, un isolant résistant au feu prend tout son sens, principalement si la maison est attenante.
  • Isolation phonique : il est intéressant de pouvoir stopper les bruits du garage. Ainsi, le bricoleur du dimanche ne réveillera pas toute la maison à coup de scie sauteuse, et votre ado pourra installer sa batterie dans le garage, et parfaire sa technique à l’abri des oreilles délicates ! Les propriétés acoustiques sont particulièrement complexes et de nombreux paramètres rentrent en ligne de compte, en fonction de la provenance (intérieur/extérieur) des nuisances sonores. Pour l’isolation phonique du garage, il n’y a pas vraiment besoin d’analyse scrupuleuse. Le taux d’affaiblissement acoustique pondéré, indiqué sur l’emballage sous cette forme Rw=? dB, vous indique le taux approximatif de réduction sonore, en décibel (plus la valeur est haute mieux l’isolant absorbe les bruits.).

 

Isoler les murs et le plafond de son garage

Arrêter l’isolation du garage à sa porte, c’est un peu comme combler une grosse brèche sans s’attarder sur les fissures attenantes. Cela revient à exploiter seulement 50 % du bénéfice potentiel des travaux d’isolation. En effet, les murs à nus, tout autant qu’un plafond non-isolé, véhiculent rapidement les variations de températures extérieures.

Quitte à se lancer dans un projet d’isolation du garage, travaillez le dans son ensemble. Vous lutterez ainsi efficacement, contre toutes les sources de gaspillage énergétique. Votre garage, désormais agréable à vivre, deviendra un espace de vie supplémentaire, et un lieu de stockage sain.

Traitez les murs et le plafond de la même façon que pour une isolation intérieure, à l’aide d’une ossature bois ou métallique. Prenez garde, avant de recouvrir vos murs, de vérifier leur taux d’humidité. Si les murs sont extrêmement humides, il est nécessaire d’installer un pare-vapeur, afin que votre couche isolante ne soit pas affectée. Dans le cas contraire, la prolifération de moisissures serait inévitable et conduirait à la dégradation rapide de l’isolant et des revêtements intérieurs, par simple capillarité.

Placez votre isolant, puis recouvrez de plaque de plâtre, de bois ou tout autre revêtement de votre choix.

Procédez de même pour le plafond, ou utiliser les systèmes de rails, pour créer un faux plafond isolé. Si la hauteur est limitée, vous pouvez aussi coller directement des dalles de polystyrène extrudé, sous le toit de votre garage. Cet isolant fin, évitera les ponts thermiques, sans nuire à la hauteur sous plafond.

 

Vous voilà arrivé au bout de l’isolation porte de garage. Au lieu d’une pièce de passage, froide en hiver et trop chaude en été, peu confortable et pleine de courant d’air, vous avez désormais une véritable pièce annexe. Agréable à vivre en terme de température, et saine pour entreposer matériaux et denrées. Vous constaterez dès votre prochaine facture, le bénéfice de l’amélioration énergétique, simplement grâce à l’isolation du garage. C’est à vous donner l’envie de refaire l’isolation, dans toute la maison !

Si, après avoir lu tous ces conseils,  vous ne savez toujours pas si vous devez isoler votre porte de garage existante ou bien en changer, n’hésitez pas et remplacez votre porte de garage par une neuve. Nos gammes de portes de garage sectionnelles, latérales ou battantes sont toutes avec des panneaux isolants sans CFC et respectueux de l’environnement.